2010: Le monde du cirque

En 2010 le théâtre les montreurs d'images s'associe à l'évènement Le monde du cirque

A cette occasion le théâtre les montreurs qui possède son propre chapiteau depuis 1988 se prépare à créer un spectacle de théâtre réunissant, la parole, la danse, la musique et les images poétiques inspirées du monde merveilleux du Cirque qui a été à l'origine des inspirations artistiques de ses fondateurs.

Le théâtre, en 2009, a fait le projet de trouver une ou plusieurs communes du Canton de Genève pour s'associer à ce futur projet.

Les besoins premiers un lieu de résidence pour la création:

Un lieu d'implantation pour le chapiteau, l'amenée de l'eau et de l'électricité, un soutien des employés de commune à l'installation du chapiteau, l'impression d'affiches, un soutien publicitaire dans les publications locales, des collaborations avec les écoles afin d'amener les jeunes à découvrir le spectacle et l'organisation d'une première sur invitations pour faire découvrir le fruit de cette collaboration.

Plusieurs communes se sont intéressées à notre projet, nous remercions la commune de Chêne-Bougeries et celle de Bernex pour leur accueil chaleureux

Mais c'est avec la collaboration de la commune de Vandoeuves que ce projet verra le jour en 2010.

Nous avons choisi de mettre en scène, en musique, en parole et en mouvement le texte de Henry Miller "Le sourire au pied de l'échelle"



Le projet artistique du metteur en scène

Texte choral par une petite troupe de cirque, une de ces tribus nomades de saltimbanques qui vivent sur roues, juste arrivée sur le champs de foire où le chapiteau vient d'être monté.

Le récit va être partagé par ces artistes qui avant de se mettre dans la lumière des projecteurs doivent monter le décor, les lumières, répéter leurs numéros, leurs musiques, se métamorphoser avec maquillages et costumes. Tout est dit dans ces instants d'intimité des artistes en préparation pour qu'enfin à la fin de l'histoire du clown Auguste au moment de sa vie où après être tombé du ciel, il y retourne.
Alors le chapiteau s'illumine de ses plus belles lumières et acrobates, cavalières, musiciens, danseuses, tous célèbrent le clown Auguste pour qu'il ne tombe jamais dans l'oubli mais qu'il reste à jamais enraciné dans les coeurs pour l'éternité. ( Monique Décosterd )

"Le cirque est un petit bout d'arène close, propre à l'oubli.
Un temps plus ou moins bref, il nous permet de ne plus penser à nous, Un temps plus ou moins bref, il nous permet de ne plus penser à nous, de nous dissoudre dans l'émerveillement et la félicité, d'être transportés de mystère." ( Henry Miller)

" Je voulais que mon héros quittât ce monde comme s'en va une lumière. .. Je voulais que sa mort montrât la voie comme un phare. Je ne le voyais pas comme une fin:mais comme un commencement."
(Henry Miller)

"La joie est pareille à un fleuve: rien n'arrête son cours. Il me semble que tel est le message que le clown s'efforce de nous transmettre: que nous devrions nous mêler au flot incessant, au mouvement, ne pas nous arrêter à réfléchir, comparer, analyser, posséder, mais couler sans trêve et sans fin, comme une intarissable musique."
(extrait de l'épilogue de Henry Miller)

"Auguste, tantôt c'était un grincement mince et aigu de violon tantôt une moquerie de clarinette, qui suivaient pendant ces clowneries. Mais quand venait le moment d'entre en transe, les musiciens soudain inspirés, le pourchassaient, de spirale en spirale, de béatitude en béatitude, comme des destriers cloués à la plate forme d'un manège en folie."
(Henry Miller)



Photo Robert Gnant






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