Dyptiques

 

4 DIPTYQUES – 8 SPECTACLES

Chemins de 4 saisons de vie

Le sommeil et le silence de l’hiver, l’apaisement, Chant IV (à venir)

La récolte de l’automne, la maturité, Chant III (2002)

L’explosion de l’été, la jeunesse, Chant II (2000)

La fragile naissance du printemps, l’enfance, Chant I (1998)

Chaque diptyque se compose d’un solo de danse contemporaine de Monique Décosterd et d’un spectacle tout public inspiré d’un conte populaire.

” Née en 1950, premiers pas de danse en 1954, depuis lors la danse m’a accompagnée chaque jour sur mon chemin de vie. Elle était là dans mes rêves d’enfant, dans mes révoltes d’adolescente, dans la difficile ascension vers l’âge adulte, la découverte de l’amour, la fascination de la création artistique, la merveille de devenir mère, les innombrables questions face à l’intolérance, le racisme, et la beauté pourtant du détail minuscule qui véhicule des instants de bonheur intérieur où les mots deviennent inutiles mais où le silence parle.

Aujourd’hui à bientôt 50 ans, à la porte de l’automne, le besoin profond de danser ces saisons passées, présentes et à venir de la vie.

Nous traversons chaque année la force des saisons de la nature, et y ressentons en raccourci le chemin de nos quatre saisons de vie. “

Monique Décosterd, 1998

chant IV

Diptyque, chant IV

(à venir)


chant III

Diptyque, chant III

Le rêve endormi des faubourgs fabuleux

d’après S. Corinna Bille, créé en novembre 2003

Le spectacle se compose de trois nouvelles qui s’entremêlent et créent le mystère.

Les oeufs de Pâques ñ promenade dans la forêt cloîtrée du Rabyre des enfants de Terroua avec Théoda.

Le rêve endormi des faubourgs fabuleux ñ voyage rêvé d’une petite fille qui un jour se met à marcher sur le chemin des quatre saisons de sa vie.

La petite danseuse et la marionnette – la danseuse si petite dort dans la poche de l’homme à la redingote et ne se réveille que pour danser. Elle meurt d’amour pour une marionnette et se métamorphose en libellule. »

Monique Décosterd

L’oeuvre de S. Corinna Bille fait entendre une voix subtile et suggestive de tout ce qui est inexplicable en nous. Son imaginaire révèle une profonde vérité: des images, des mises en scène fortes, des climats et des éclairages si particuliers des personnages. Les protagonistes sont environnés de forces formidables qu’elle décrit par un sentiment immédiat de la nature. Ses personnages éprouvent la nature, épousent la forme des collines, des racines, des forêts. Le bruit d’un torrent devient le bruit du flux de leur sang. Corinna Bille fait de la nature la matière primitive de l’univers à laquelle chaque humain est uni.


“C’était une petite fille avec un petit fichu sur la tête. Elle marchait depuis le matin dans la ville. Elle ne savait pas vraiment où elle allait, mais jamais elle ne se trompait de rue ni de carrefour. Elle se sentait bien, elle chantonnait. Pourtant elle sentait qu’elle ne pourrait plus s’arrêter de marcher. Pourquoi ? Elle ne se l’expliquait pas.
[…]
Elle avançait plus vite à présent. Elle avait hâte de connaître cette ville. … Ces faubourgs n’en finissaient plus. … Elle ne voyait personne. … Soudain elle vit venir à elle une petite vieille.

Mais elle se heurta au miroir d’une boutique de coiffeur.
– C’est moi, cette vieille femme ?
C’était elle. “

S. Corinna Bille


conception, chorégraphie, mise en scène : Monique Décosterd | assistantes : Valérie Margot, Simona Ferrar, Fabienne Keller | conception scénographie : Valérie Margot, Monique Décosterd | réalisation : Valérie Margot | conception musique : Julien Pinol (SUISA) | musiciens : Marco Jaccoud, Pete Ehrnrooth, Julien Pinol | univers sonore : Marco Jaccoud | conception lumières : Michel Boillet | technique : Georges Matille | costumes : Esthel Davet | parterre d’automne : Marie-Claire Bevar | affiche : Mireille Ripol | régie lumières : Jean-Michel Carrat | administration : Nathalie Rapaille, Nicole Boillet | site internet, graphisme et programme : Yuval Dishon | régie son et musique vivante : Marco Jaccoud | avec : Monique Décosterd, Simona Ferrar, Theresa Hentsch, Fabienne Keller, Tatiana Charpentier, Audrey Schenker, Julias Annex-Mascret, Thibaud Pinol


chant III

Diptyque, chant III

“temps danse et tant dense”

spectacle danse – musique de Monique Décosterd, créé en novembre 2002

Découverte de l’automne – 1989 à 2001 et après

L’automne, la récolte, la terre, le jardin du dedans et du dehors


A plus de 50 ans aujourd’hui ce solo est le chant (ex-voto) du présent et du devenir

” Si les choses inanimées peuvent aimer si elles savent distinguer les amis des ennemis je voudrais bien avoir leur sympathie.

Je voudrais que la terre verte ne sentît point mes pieds comme un fardeau, je voudrais qu’elle me pardonnât les blessures que lui font pour me nourrir, la bêche et la charrue et qu’elle s’ouvrît volontiers à mon cadavre.

… Car il m’a souvent paru que les choses pensent et souffrent avec les êtres vivants. Ce qui nous sépare d’elles n’est pas si épais que le supposent les hommes. N’avez-vous pas remarqué qu’aux époques où la terre est livrée aux inimitiés et aux haines, les champs deviennent avares et les vagues féroces. “

Selma Lagerloef, La légende de Gösta Berling

conception, réalisation : Monique Décosterd | assistantes : Nathalie Rapaille, Valérie Margot | textes : Monique Décosterd | conception scénographie : Valérie Margot, Monique Décosterd | réalisation : Valérie Margot | conception musique : Marco Jaccoud | conception lumières : Michel Boillet | technique : Amos Dishon | musiciens : Marco Jaccoud, Julien Pinol, Soma Décosterd, Andrea Von Flue | ingénieur du son : Thierry Clerc (Studio Angstroem) | régie lumières : Nathalie Rapaille | administration : Nathalie Rapaille | internet et graphisme : Yuval Dishon | avec : Monique Décosterd, Marco Jaccoud


chant III

en prologue au diptyque, chant III :

Chant d’automne de Marcelle Rose

Créé en juin 2002

Notre atelier avec les personnes âgées de l’immeuble a débuté en février 2001. Cet atelier que nous avons intitulé « atelier mémoire, patrimoine personnel » était axé essentiellement sur le récit des souvenirs de chacune des dames présentes. Nous voulions mettre en scène ce matériel tellement riche dans le cadre artistique qui est le nôtre. Malgré l’abandon pour raison de santé de plusieus participantes, nous avons poursuivi le travail avec Marcelle Rose. C’est ainsi que le « Chant d’automne de Marcelle Rose » est né. Avec cette réalisation, nous espérons créer une dynamique au sein de l’immeuble et permettre à cet atelier de continuer à vivre à l’avenir.

Monique Décosterd


conception, mise en scène : Monique Décosterd | assistante : Nathalie Rapaille | textes : Marcelle Rose | conception scénographie et affiche : Monique Décosterd, Valérie Margot | réalisation décor : Valérie Margot | bande-son et régie : Marco Jaccoud | conception lumières : Michel Boillet | régie lumières : Monique Décosterd | technique : Jérôme Plu, Georges Mattille | administration : Nathalie Rapaille | avec : Marcelle Rose, Nathalie Rapaille

chant II

Diptyque, chant II

Temps danse et tant dense, chant II

Solo de danse. L’été, la jeunesse. Créé en septembre 2000. Repris sous chapiteau au Bois de la Bâtie en août 2001

 

“18 ans en 1968, dans la ferveur de l’époque je ne pouvais être que révolutionnaire, aventurière en quête de vérités intérieures. Le Chant II chant de l’été, de ma jeunesse, est le chant chaotique de l’être en quête.Ex-voto à tous ceux qui ont traversé ma vie et m’ont donné un peu de ce qui devient construction de soi. ”

Monique Décosterd

 


conception, chorégraphie :Monique Décosterd | assistantes : Nathalie Rapaille, Valérie Margot | décors, accessoires et affiche : Valérie Margot | conception musique : Marco Jaccoud | conception lumières : Michel Boillet | régie lumières : Amos Dishon | régie son : Marco Jaccoud | administration : Nathalie Rapaille | avec : Monique Décosterd, Nathalie Rapaille


La fille au tablier

Conte dansé d’après J. et W. Grimm

Créé en mars 2000. Repris sous chapiteau au Bois de la Bâtie en août 2001

Il y avait une fois une femme qui était une véritable sorcière et qui avait deux filles : une fille laide et méchante; et celle-là, elle l’aimait parce que c’était sa vraie fille; et l’autre, belle et audacieuse, qu’elle haïssait parce que ce n’était que sa belle-fille. Parce celle-ci portait un beau tablier, un grand malheur aurait pu lui arriver… Des familles qui avaient fui le Kosovo logaient dans l’immeuble de notre théâtre. Nous les avons rencontrées et certains de ces réfugiés se sont intégrés à la création du Diptyque, chant II …comme la suite logique de ce qui nous a toujours animé : que le théâtre puisse être le lieu de la rencontre, de la tolérance et de la différence.

Rentrés chez eux à la fin de la guerre, c’est en visiteurs qu’ils sont revenus, pour la reprise, donner un sens à notre aventure.



conception, chorégraphie : Monique Décosterd | assistantes : Nathalie Rapaille, Valérie Margot | décors, accessoires et affiche : Valérie Margot | musique : Marco Jaccoud, Doma Décosterd, Eric Jaccoud, Gilles Rosset, Julien Pinol, Sylvain Fournier, Ivana Hessova | conception lumières : | Michel Boillet | régie lumières : Amos Dishon | régie son : Marco Jaccoud | administration : Nathalie Rapaille | avec : Julie Peradotto, Yuval Dishon, Carole Coupy, Virginie Scherly, Selim Hykosmani, Astrit Hykosmani, Lirije Miftari, Abil Miftari | reprise : Estel Loosli, Yuval Dishon, Carole Coupy, Virginie Scherly, Astrit Hykosmani, Lirije Miftari, Abil Miftari, Ivana Hessova, Anezka Hessova


chant I

Diptyque, chant I

La Nymphe du lac

Spectacle pour jeune public dès 4 ans

 

Créé en avril 1998. Repris en décembre 1998. Tournée en juillet 1999 avec le chapiteau à Mnichovo Hradiste (Tchéquie)

Evocation de l’enfance, du commencement avec l’histoire d’une petite nymphe recueillie par la veuve d’un pêcheur.

 

 


conception, chorégraphie : Monique Décosterd | assistante : Nathalie Rapaille | fresque et affiche : Valérie Margot | musique créée par : Marco Jaccoud – saxophone, Sylvain Fournier – percussion, Paul Krystof – violoncelle, Nicolas Orioli – clarinette, Nabila Schwab – voix | lumières : Jean-Philippe Roy | régie : Amos Dishon | administration : Nathalie Rapaille | accueil : Vincent Babel | costumière : Ingrid Moberg | marionnette et accessoires : Isabelle Matter | chaussures : Marie-Claire Bevar


chant I

Temps danse et tant dense, chant I

Chant I : Le printemps, mon printemps Naissance, éveil, l’eau, le bleu

Solo de danse de Monique Décosterd


“Temps danse et tant dense”, un solo, ex voto, à tout ce qui a mis mes pas vers la danse, la danse qui m’a conduite là où je suis, à mes parents, à mes maîtres, à la vie…

Créé au printemps 1998, le solo réveille la sensation-mémoire des premières années de vie. Ma complice la petite fille révèle la vraie nature de l’enfance par sa présence et par sa manière de se mouvoir et d’être.Pour moi il s’agit à chaque représentation de danser, sous forme d’improvisation spontanée structurée par la mise en scène, la mise en musique et en lumière, la danse SENSATION MEMOIRE des fondations de soi reçues dans l’enfance. ”

Monique Décosterd


distribution, conception, chorégraphie : Monique Décosterd | fresque et affiche : Valérie Margot | musique créée par : Marco Jaccoud – saxophone, Sylvain Fournier – percussion, Paul Krystof – violoncelle, Nicolas Orioli – clarinette | lumières : Jean-Philippe Roy | régie : Amos Dishon | régie son : Marco Jaccoud | administration : Nathalie Rapaille | accueil : Vincent Babel | costumière : Ingrid Moberg | interprètes : Monique Décosterd, la petite fille : Elodie Fehlmann – Sarah Waechli